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Facebook Ads ou Google Ads : le vrai comparatif pour une PME locale

Facebook Ads ou Google Ads : le vrai comparatif pour une PME locale

Un plombier à Angers et une pizzeria à Angers n’ont pas le même problème publicitaire. Le premier attend le coup de fil de quelqu’un dont la cuisine prend l’eau. La seconde doit donner faim à des gens qui, trente secondes plus tôt, pensaient à tout autre chose. Toute la différence entre Google Ads et Facebook Ads tient là, et c’est pour ça que « lequel est le meilleur ? » n’a pas de réponse. La vraie question est plus terre à terre : vos clients vous cherchent-ils déjà ?

Deux outils qui ne font pas le même boulot

Google Ads capte une demande qui existe. Quelqu’un tape « électricien Tours », votre annonce sort, et vous n’avez convaincu personne d’avoir un besoin : vous êtes simplement arrivé au bon moment.

Facebook Ads (Instagram compris, tout passe par la même régie de Meta) travaille dans l’autre sens. Vos futurs clients ne demandaient rien. Ils font défiler leur fil, tombent sur votre offre de novembre ou votre nouvelle carte, et s’arrêtent. Ou pas. Vous ciblez une zone, un âge, des centres d’intérêt, mais jamais une intention d’achat déclarée.

L’un ramasse ce qui tombe de l’arbre, l’autre plante. Les deux se défendent, sauf qu’ils ne rapportent pas au même rythme.

Le prix du clic est un mauvais juge

Sur le papier, Facebook écrase la concurrence : en France, le clic tourne autour de 0,40 à 1,80 euro, et le millier d’affichages se paie 8 à 18 euros. Côté Google, comptez plutôt 1 à 5 euros pour un artisan ou un commerce local, et nettement plus sur les urgences. On a détaillé ces écarts dans notre article sur le fonctionnement de Google Ads.

Sauf que personne ne paie ses factures avec des clics. Prenons 500 euros sur un mois, et des hypothèses raisonnables pour un service local.

Sur Google, à 2,50 euros le clic, vous obtenez 200 visites. Si 5 % d’entre elles aboutissent à une demande, ça fait 10 contacts, à 50 euros pièce.

Sur Facebook, à 0,80 euro le clic, vous en récoltez 625. Le hic, c’est que ces gens n’étaient pas en train de chercher : 1 % de passage à l’action serait déjà correct. Soit 6 contacts, à environ 83 euros.

Fin de l’histoire ? Pas tout à fait. Ces 500 euros ont aussi affiché votre nom plusieurs dizaines de milliers de fois dans votre zone. Ça n’entre dans aucun tableur, et pourtant ça pèse le jour où un habitant du quartier a besoin de vous et se souvient de votre devanture.

Qui devrait commencer par quoi

Google Ads d’abord si on vous cherche quand le besoin surgit : dépannage, artisans, garage, dentiste, comptable, avocat. Le panier est élevé, la décision rapide, et un seul client peut rembourser le mois entier.

Facebook d’abord si votre offre se voit et se décide sur un coup de cœur : restaurant, coiffeur, institut de beauté, salle de sport, boutique déco, événement. Rares sont ceux qui tapent « envie d’un massage jeudi soir » dans Google. Une belle photo et une offre limitée dans le temps, en revanche, ça déclenche. Même logique pour une activité nouvelle, que personne ne songe à chercher puisque personne ne la connaît.

Et les deux en même temps ? On le déconseille sous 800 euros par mois. Deux petits budgets donnent deux campagnes sans assez de données pour conclure quoi que ce soit, comme on l’expliquait à propos d’une stratégie à 500 euros par mois.

Les pièges propres à chaque plateforme

Sur Facebook, oubliez le bouton « Booster la publication ». Il est tentant, il est partout, et il vous rapporte surtout des likes. Passez par le Gestionnaire de publicités, choisissez un objectif de contacts ou de messages, puis renouvelez vos visuels toutes les trois ou quatre semaines : dans une petite zone, les mêmes habitants revoient vite la même image et finissent par ne plus la regarder.

Sur Google, vérifiez le réglage de zone. Par défaut, il inclut des gens simplement intéressés par votre ville, parfois à 500 kilomètres. Cochez l’option qui se limite aux personnes présentes sur place, et excluez les recherches parasites comme « emploi » ou « formation ».

Trancher sans se ruiner

Choisissez le canal qui colle à votre activité et tenez-le deux mois, à 500 euros par mois. Moins longtemps, vous jugez du bruit. Notez chaque demande reçue, demandez à chaque nouveau client comment il vous a connu, puis divisez la dépense par le nombre de contacts. La méthode complète est dans notre article sur la mesure du ROI de vos actions marketing.

Si on vous cherche, partez sur Google. Si on ne sait pas encore que vous existez, partez sur Facebook. Et ne jugez jamais une publicité à son prix par clic.