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Comment un CRM est structuré : contacts, deals, pipeline

Comment un CRM est structuré : contacts, deals, pipeline

Comment un CRM est structuré : contacts, deals, pipeline

Ouvrir un CRM pour la première fois peut donner le vertige. On voit des fiches, des colonnes, des pipelines, des étiquettes. Tout semble lié à tout. Pourtant, la structure d’un CRM repose sur cinq briques fondamentales. Une fois qu’on les comprend, tout devient limpide.

Brique numéro un : les contacts

Le contact est l’unité de base. C’est une personne physique : Jean Dupont, directeur commercial chez Tartempion SAS. Sa fiche rassemble ses coordonnées – téléphone, email, adresse –, son poste, et ce qui a vraiment de la valeur : la trace de chaque échange que vous avez eu avec lui.

Appels, emails, rendez-vous, notes internes : tout vient se loger dans la fiche, dans l’ordre. Six mois plus tard, vous rouvrez cette fiche et vous savez exactement où vous en étiez avec cette personne.

Un détail qui a son importance : le contact est personnel, pas générique. Évitez les fiches du type “Accueil Société X” ou “Comptabilité”. Plus vos contacts sont nommés et qualifiés, plus votre CRM sera utile.

Brique numéro deux : les entreprises

La fiche entreprise concentre tout ce qui concerne la boîte : raison sociale, adresse, secteur, effectif, chiffre d’affaires, site web. C’est aussi le point de rattachement de toutes les personnes que vous connaissez dans cette société.

Le lien entre contacts et entreprises est fondamental. Vous pouvez avoir trois interlocuteurs chez le même client : le décideur, l’utilisateur final et le prescripteur technique. Chacun a sa fiche contact, mais tous sont rattachés à la même fiche entreprise.

Quand un de vos contacts change de poste et rejoint une autre société, vous le détachez de l’ancienne fiche entreprise et le rattachez à la nouvelle. L’historique reste intact. Votre relation avec cette personne ne disparaît pas sous prétexte qu’elle a changé d’employeur.

Brique numéro trois : les deals (ou affaires)

Le deal représente une opportunité de vente. C’est le cœur de l’action commerciale. Un deal possède un nom (“Refonte site web - Société Tartempion”), un montant estimé, une date de clôture prévue, un responsable (le commercial qui gère cette affaire) et une étape dans le processus de vente.

Un même contact ou une même entreprise peut générer plusieurs deals dans le temps. Un client fidèle aura peut-être dix deals dans votre CRM, un pour chaque projet ou commande. Tous ces deals sont visibles dans sa fiche, ce qui vous donne une vision complète de la valeur de ce client.

Chaque deal porte aussi un statut : en cours, gagné ou perdu. Quand vous perdez une affaire, vous indiquez la raison (budget, timing, concurrent). Ces données sont précieuses. Après quelques mois, vous identifiez des patterns : pourquoi vous gagnez, pourquoi vous perdez, et comment améliorer votre taux de conversion.

Brique numéro quatre : le pipeline

Le pipeline est la représentation visuelle de vos deals en cours. Imaginez un tableau avec des colonnes. Chaque colonne représente une étape de votre processus commercial. Les deals se présentent sous forme de cartes que l’on déplace d’une colonne à l’autre au fur et à mesure de leur progression.

Un pipeline classique pour une PME de services ressemble à ceci : Prospect identifié, Premier contact, Qualification, Proposition envoyée, Négociation, Gagné. Chaque entreprise adapte ces étapes à sa réalité.

La puissance du pipeline, c’est la vue d’ensemble. D’un seul regard, vous savez combien d’affaires sont à chaque étape, pour quel montant total, et lesquelles avancent ou stagnent. Si votre colonne “Proposition envoyée” déborde alors que “Négociation” est vide, vous avez un problème de suivi. Si “Prospect identifié” est déserte, c’est la prospection qu’il faut relancer.

Certains CRM permettent de créer plusieurs pipelines. Si vous vendez des prestations de conseil et des formations, ces deux activités ont probablement des cycles de vente différents. Deux pipelines distincts seront plus lisibles qu’un seul pipeline fourre-tout.

Brique numéro cinq : les activités

Les activités sont les actions concrètes liées à vos contacts et à vos deals. Un appel téléphonique, un email, une réunion, une tâche à réaliser. Elles constituent la couche opérationnelle du CRM.

Chaque activité est datée, attribuée à un membre de l’équipe et rattachée à un contact ou à un deal. Les activités passées forment l’historique. Les activités futures forment votre agenda commercial.

Quand vous ouvrez votre CRM le matin, c’est la liste de vos activités du jour qui vous accueille. Trois appels à passer, une proposition à envoyer, un email de relance à rédiger. Pas besoin de réfléchir à ce que vous devez faire : le CRM vous le dit. Pour voir cette mécanique en action, notre article sur le fonctionnement quotidien d’un CRM illustre chaque étape avec des exemples concrets.

Comment tout s’emboîte

Ces cinq briques ne vivent pas en silo. Elles sont interconnectées.

Un contact appartient à une entreprise. Un deal est lié à un contact (et donc à une entreprise). Des activités sont planifiées sur un deal. Le pipeline affiche l’ensemble des deals en cours.

Quand vous ouvrez la fiche d’une entreprise, vous voyez tous les contacts associés, tous les deals passés et en cours, toutes les activités réalisées. C’est une radiographie complète de votre relation avec ce client.

Cette interconnexion est ce qui différencie un CRM d’un simple fichier de contacts. Dans un tableur, chaque information vit dans sa case. Dans un CRM, chaque information est reliée aux autres. Le contexte est permanent.

Personnaliser sans compliquer

La plupart des CRM permettent d’ajouter des champs personnalisés. Secteur d’activité du contact, source d’acquisition du prospect, type de produit concerné par le deal. Ces champs enrichissent vos fiches et affinent vos analyses.

Le piège classique : créer trop de champs dès le départ. Chaque champ supplémentaire est une information à saisir. Plus il y a de champs, moins ils seront remplis consciencieusement.

Partez avec les champs standard du CRM. Au bout de deux mois d’utilisation, vous saurez exactement quelles informations supplémentaires vous manquent. Ajoutez-les à ce moment-là, pas avant.

La structure d’un CRM reflète votre processus commercial. Si cette structure est claire, votre processus le sera aussi. C’est peut-être le bénéfice le plus sous-estimé d’un CRM : il vous oblige à formaliser ce qui était implicite. Et ce qui est formalisé peut être amélioré.